Résidences de l'ONPL en Anjou

Musique | Du 17/02/2018 au 18/02/2018

Résidences de L'ONPL en Anjou 2018

Ce spectacle s'inscrit dans le cadre des résidences de l'ONPL en Anjou.

Danses populaires roumaines, Sz. 56, BB 68

Du vivant de Bartok, les Danses populaires roumaines furent les partitions les plus prisées des interprètes. Originellement composées pour le piano en 1915, elles gagnèrent une notoriété internationale dès 1922 en passant par l’orchestre. Aux côtés de son ami Zoltán Kodály, Bela Bartok entreprit dès la fin du XIXe siècle une collecte des chants venus du fond des âges. Il enregistra et nota ces musiques populaires rugueuses, les incorporant au fil de son écriture savante. Ce fut ainsi la première tentative de classification des rythmes des peuples, classification d’autant plus délicate à réaliser que les mouvements migratoires étaient considérables. Comment dissocier alors ce qui était hongrois de ce qui était roumain ? Bartok naquit au milieu de ces groupes ethniques qui parlaient différentes langues. Sa région d’origine se situe aujourd’hui en Hongrie. Mais, il composa ses premières pièces en Ukraine avant d’étudier en Transylvanie et de terminer sa scolarité à Bratislava… Les couleurs éclatantes des Danses populaires roumaines évoquent avec un charme inouï les confins de l’Europe. La splendeur de l’orchestre restitue l’héritage de Liszt et celui des artistes itinérants des peuples du Danube. Les Danses populaires roumaines n’ont pas d’autre prétention que de restituer des transcriptions notées des différentes régions de Transylvanie et de Hongrie orientale. Ces courtes danses composent une suite d’esquisses dépaysantes et orchestrées avec infiniment de délicatesse. L’exotisme n’y est pas de mise et les effets ajoutés prohibés.

Symphonie n° 2 en ré majeur opus 36

La 2è Symphonie de Beethoven est «le dernier témoignage de la culture classique, de sa simplicité et de sa clarté, en face du romantisme qui s’annonce et pour qui nul autre que Beethoven ne devait frayer la voie d’une façon plus déterminante.» L’ouvrage a été achevée au cours de l’été 1802. C’est au mois d’octobre suivant que date le testament d’Heiligentadt, émouvant témoignage de la surdité commençante de Bethoven. La symphonie est dédiée au Prince Carl von Lichnowsky, élève de Mozart et ami, admirateur généreux de Beethoven. La première audition a eu lieu au Théâtre an der Wien en avril 1803. Un critique de l’Allegemeine Musikalische Zeitung trouvait la symphonie «pleine d’idées nouvelles, originales et d’une grande force.» Après une ample introduction Adagio molto, un Allegro con brio expose les thèmes dans une explosion de joie. Le deuxième mouvement Larghetto est une large mélodie profonde et merveilleusement développée ; c’est un des plus vastes et des plus élaborés parmi les mouvements lents de Beethoven. Au sujet du Scherzo allegro, Berlioz a exalté «le motif de trois notes seulement qui court dans tout l’orchestre… en brillant et en s’éteignant tour à tour comme un météore.» Le trio semble bien être à l’origine de la 9è Symphonie comme en témoignent les esquisses de 1824. Un point d’interrogation débute, en surprise, le finale, sorte d’insolente affirmation suivie d’une discussion serrée et capricieuse ; la Coda confirme le chemin nouveau que Beethoven ouvre désormais à la musique laissant derrière lui Haydn et Mozart et traçant la voie glorieuse qui le conduira jusqu’à la 9è Symphonie.

  • Samedi 17 février, 20h30, La Loge, Beaupréau
  • Dimanche 18 février, 17h, Théâtre du Foirail, Chemillé-en-Anjou

Lieu de l’événement

Tout le Département.

Informations pratiques

  • De 20h30 à 18h00

Renseignements et réservation

Téléphone : 02 41 24 11 20

Courriel : billetterie.angers@onpl.fr

Site internet : www.onpl.fr

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