Emmanuel Courcol plein cadre sur l'Anjou

Emmanuel Courcol
© Bertrand Bechard

Le comédien et scénariste angevin, désormais derrière la caméra, sortira en avril son premier long métrage « Cessez-le-feu », dont plusieurs scènes ont été tournées en Maine-et-Loire.

En ce mois de décembre, une bise glaciale balaie les pavés de la place Ruzebouc à La Pointe, à Bouchemaine. Emmanuel Courcol avance spontanément vers la Loire, qui coule un peu plus bas, pour découvrir un panorama dont il ne se lasse jamais. Il y a un an et demi, dans une ambiance beaucoup plus printanière, il tournait ici une séquence de son premier long métrage « Il reste encore une partie des décors, s’amuse-t-il en montrant la palissade bleue devant l’auberge à l’angle de la rue. Nous avions filmé une scène de bal avec une centaine de figurants. » « En écrivant le scénario de « Cessez-le feu », j’imaginais des images de la Loire qui feraient miroir avec la première partie du film qui se déroule en Afrique. Par endroits, elle a vraiment des allures de fleuve africain. » Bien d’autres paysages angevins ont servi de décors à l’histoire de Georges Laffont, interprété par Romain Duris. « Nous avons tourné dans la vallée de l’Hyrôme, près de Chanzeaux, sur les bords du Layon et dans le vieux Saumur. La première scène du film, qui se déroule dans les tranchées, a été réalisée dans le village de Marigné. »

Du Conservatoire d’Angers à la rue Blanche

Issu d’une famille de quatre enfants, Emmanuel Courcol a grandi à Angers. Sa scolarité l’a mené de l’école de La Madeleine au lycée David d’Angers, jusqu’à la faculté de droit. « Je voulais devenir commissaire de police, raconte-t-il. Mais je me suis rendu compte que je n’étais pas fait pour ça. En fait, c’était l’image du flic romantique dans les films qui me faisait rêver. Alors, le jour où j’ai compris que je voulais plutôt être dans un film que dans un commissariat, j’ai fait du théâtre… Le comble dans tout ça, c’est que, jusqu’ici dans ma carrière d’acteur, je n’ai jamais joué le rôle d’un flic ! »

Par endroits, la Loire a des allures de fleuve africain.

Il fit ses premiers pas sur scène au Conservatoire d’Angers aux côtés de Jean Guichard, fondateur du Théâtre régional des Pays de la Loire, avant de monter à Paris pour suivre les cours de l’École de la rue Blanche. Comédien dans une trentaine de pièces de théâtre et une vingtaine de films pour la télévision et le cinéma, Emmanuel Courcol s’est progressivement consacré à l’écriture. Il a notamment cosigné avec Philippe Lioret, les scenarii de « Mademoiselle », « L’Équipier » et « Welcome ». Aujourd’hui, il se plaît derrière la caméra. Alors que commence la promotion de « Cessez-le-feu », il prépare un second long métrage. Son agenda 2017 est déjà bien rempli, mais il ne manquera pas de s’offrir quelques parenthèses angevines pour venir voir son père et retrouver les copains du lycée. « Quand je serai vieux, je reviendrai peut-être m’acheter une maison sur les bords de Loire, à La Pointe, pourquoi pas ! J’irai pêcher… Mais bon, la retraite est encore loin. Maintenant que je commence à faire des films, je ne vais pas m’arrêter tout de suite ! »

Emmanuel Courcol est le parrain de France Alzheimer 49. « J’ai connu l’association quand on a diagnostiqué la maladie à ma mère, confie-t-il. Je suis sensible à cette cause, je soutiens l’association, qui fait un travail formidable. »

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