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Bien vieillir chez soi

  • Autonomie

Parce que c’est certainement chez soi que l’on se sent le mieux, le Département aide les seniors à vivre dans les meilleures conditions et le plus longtemps possible à domicile.

Publié le samedi 08 octobre 2016

Temps de lecture :  min.

    Olga à 102 ans. Elle réside à Cholet dans un modeste appartement qu’elle partage avec sa fille. Toutes les deux semblent vivre sereinement, rassurées par les visites régulières de la famille et le passage quotidien d’une auxiliaire de vie. Il y a encore quelques mois, elles préparaient elles-mêmes leurs repas. Aujourd’hui, Olga et sa fille se les font livrer par le service de maintien à domicile de la Communauté d'Agglomération du Choletais. « C’est pratique, j’en suis très contente. Et puis, on améliore un peu le tout avec du beurre, lance avec le sourire l’alerte centenaire. De toute manière, je ne veux pas entendre parler de maison de retraite. Ma maison, c’est important, et je veux y rester le plus longtemps possible. »

    Vivre chez soi, c’est souvent l’un des souhaits les plus chers de nos aînés. Une volonté pour plus de 90 % d’entre eux, selon les enquêtes d’opinion. En Maine-et-Loire, seulement 5 % des personnes âgées entre 75 et 80 ans résident en maison de retraite, foyer ou établissement de santé. Ce n’est qu’à partir de 93 ans que les personnes sont presque aussi nombreuses à habiter en résidence (52 %) que chez elles (48 %).

    Adapter son logement, une priorité

    Continuer à vivre confortablement et sans risque à domicile impose très souvent d’adapter son logement. En vieillissant, gravir quelques marches à l’entrée de la maison, monter dans une baignoire ou actionner manuellement des volets peut poser des difficultés au quotidien. À Saint-Quentin-en-Mauges, Ghislaine Gabory-Jarry, 84 ans, vient de faire aménager une salle de bains au rez-de-chaussée. « Mes enfants m’ont encouragée à réaliser ces travaux. C’est beaucoup plus confortable
    ainsi, et avec les aides de la Caisse de retraite (Carsat) et du Département, le coût était raisonnable. »
    Depuis 2008, le Conseil départemental a fait de l’adaptation du logement au vieillissement l’un des axes de sa politique de l’habitat. Il mobilise les crédits délégués de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) pour aider les propriétaires aux revenus modestes. En huit ans, 3 400 logements ont ainsi bénéficié d’une subvention moyenne de 3 100 € pour un coût de travaux de 7 500 €.
    Dans le même temps, les personnes profitent gratuitement de l’accompagnement d’un bureau d’études
    spécialisé, agréé par le Département, pour le montage de leur projet et les demandes de subventions.
    Une fiche information logement permet de solliciter la cellule habitat du Département.
    Des aides complémentaires peuvent être accordées par les mutuelles ou les caisses de retraite.
    Le remplacement de la baignoire par une douche à l’italienne est l’aménagement le plus couramment
    réalisé. Mais bien d’autres types de travaux peuvent être entrepris : l’installation d’un monte-escalier ou d’une rampe d’accès, la création d’une unité de vie au rez-de-chaussée comprenant une chambre, une salle de bains et des toilettes. Le développement des solutions domotiques (capteurs de présence, chemins lumineux, portes à ouverture automatique…) favorise aussi le maintien à domicile en le sécurisant.

    Des aides pour rester chez soi

    En avançant dans le grand âge, les seniors sont confrontés à la perte d’autonomie. Il s’agit avant tout
    de l’expertiser afin de mieux la prendre en charge. C’est la mission des évaluateurs-coordonnateurs de
    la Maison départementale de l’autonomie. Ces agents rencontrent les personnes âgées et leurs proches à leur domicile. Au cours de cette visite, ils mesurent la perte d’autonomie de la personne, et établissent, si besoin, un plan personnalisé qui recense les aides nécessaires au maintien à domicile. Il peut s’agir aussi bien de services (portage de repas, intervention d’une aide ménagère ou d’une auxiliaire de vie…) que d’aides techniques (déambulateur, lit médicalisé, fauteuil roulant…).


    Le Département finance une partie de toutes ces dépenses à travers l’Allocation pour l’autonomie (Apa), dont le montant varie notamment selon le degré de dépendance.
    Le maintien à domicile d’une personne dépendante est la plupart du temps conditionné par la présence d’un proche : le conjoint, un enfant, un voisin… Son rôle est essentiel, mais l’aidant peut, au fil du temps, mettre en péril sa qualité de vie sociale, familiale ou professionnelle.
    S’occuper d’un proche n’est pas qu’une question de temps, c’est également une source d’inquiétude et
    de préoccupation permanente. Autant de facteurs qui augmentent les risques d’épuisement et d’isolement. En Maine-et-Loire, on estime à plus de 50 000 le nombre de personnes qui prennent soin d’un senior dépendant.

    Mieux considérer le rôle de l’aidant

    Le Département accompagne différentes structures et finance des actions pour soutenir les aidants familiaux. Premier de ses partenaires, l’Union départementale des associations familiales (Udaf) a notamment créé une permanence téléphonique d’écoute, d’information et d’orientation dédiée aux aidants ainsi qu'un site internet pour s'informer sur ces sujets.
    Le Département subventionne aussi des temps de formation et d’information proposés aux
    aidants par des associations comme France Alzheimer 49 ou par les Centre locaux d'information et de coordination gérontologique (Clic) répartis sur le territoire.
     

    Habitante de Saint-Saturnin-sur-Loire, Catherine Séraphin veille sur sa mère atteinte de troubles apparentés à la maladie d’Alzheimer. « Il ne faut surtout pas hésiter à s’informer auprès des instances et des associations, témoigne-telle. En face, on n’a pas quelqu’un en costume qui va nous regarder de haut et nous poser des questions auxquelles on ne pourra pas répondre. Au contraire, on parle de notre situation à des gens qui connaissent bien le sujet. » Adoptée en décembre 2015, la récente loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement définit désormais officiellement la fonction de l’aidant en prenant mieux en compte son rôle et sa situation, notamment lors de la demande de l’Apa.

    En Maine-et-Loire, 95 % des personnes de 75 à 80 ans résident à domicile.

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