#Départementales2021: les 20 et 27 juin 🗳️ Ce week-end vous êtes appelés aux urnes pour élire 42 conseillers départ… https://t.co/XM80trhwhz

Festival d'Anjou : interview de Jean-Robert Charrier

  • Festival d'Anjou

Jean-Robert Charrier, le nouveau directeur artistique du festival d'Anjou, nous présente l'édition 2021 du festival d'Anjou.

Temps de lecture :  min.

    Un an après l'annulation de l'édition 2020, quel regard portez-vous sur vos débuts au Festival d'Anjou ?

    L’édition 2020, j’avais eu le temps de la préparer, puisque j’avais fait une première année d’observation, avant de participer à la transition avec Nicolas Briançon en 2019. Cela fait donc un moment que je réfléchis à ce que
    doit être ma première édition du festival !
    Il y a eu une période de désarroi après l’annulation, j’avais quand même reçu le programme papier le premier jour du confinement. Je ne m’y suis pas remis tout de suite, car le théâtre que je dirige à Paris était aussi en difficulté. Et je ne voulais pas remobiliser l’équipe du festival sans que l’on ait l’assurance de pouvoir jouer. On a réussi à « sauver » plusieurs spectacles de 2020 et des Hivernales, entre autres, pour construire cette édition hybride, qui devrait alterner entre spectacles en extérieur et en intérieur, et qui sera une occasion pour pas mal de gens de retourner enfin au théâtre.

    « Les spectacles du Festival ont comme point commun l’exigence et l’accessibilité »

    Quels axes guident vos choix pour bâtir votre programmation ?

    J’imagine le Festival comme un regroupement de lieux et de genres très différents, avec des spectacles qui ont comme point commun l’exigence et l’accessibilité. J’essaie de trouver un équilibre, en gardant à l’esprit que le texte et le metteur en scène sont primordiaux. Je passe ma vie à chasser l’ennui, parce qu’il n’y a rien de pire que
    de s’ennuyer au théâtre : on ne peut pas sortir, le temps s’étire… L’idée de ce Festival, c’est de proposer des spectacles qui plaisent autant aux passionnés qu’à ceux qui auraient une image rébarbative du théâtre, avec ou sans
    tête d’affiche populaire. C’est important d’ailleurs que le Festival poursuive sa politique tarifaire, que cet événement reste abordable.
     

    Découvrir la programmation 2021 du festival

    Les lieux emblématiques du festival ont-ils une influence ?

    Oui, je pense qu’il y a des spectacles qui ne sont pas jouables au Plessis-Macé, car il faut composer avec ce cadre magnifique, qui est très présent. Mais on peut capter l’attention du public sans grands décors, lui faire oublier l’endroit où il est, si on s’appelle Luchini ou Gaspard Proust.
    Le cloître Toussaint, lui, nécessite plus d’intimité. Certains spectacles, enfin, ne peuvent tout simplement pas être joués en plein air, parce qu’ils nécessitent le noir total ou ont des contraintes techniques spécifiques.

    Voir aussi : interview croisée de Jean-Robert Charrier et de Nicolas Briançon

    Retour à la liste des actualités

    Abonnez-vous à la lettre d'information