#JeuConcours Avez-vous déjà tenté votre chance ? Encore quelques jours pour participer à l'opération d'… https://t.co/Vj76wGZUcy

Rouge des prés, la vache made in Anjou

© Bertrand Béchard
  • Agriculture

On la reconnaît de loin, avec sa tache en forme de cœur sur le front et ses chaussettes blanches : c'est la Rouge de prés. Découvrez 5 choses que vous ignioriez sur la vache emblématique de l’Anjou !

Temps de lecture :  min.

    Pourquoi on l'appelle "Rouge des prés" ?

    La vache star de l'Anjou n'a pas toujours porté ce nom. A l'origine, elle s'appelait la "Maine-Anjou". Mais elle a été rebaptisée "Rouge des prés" au moment où elle a obtenu son Appellation d’origine protégée (AOP), en 2004. La Rouge des prés tire son nom de sa couleur et de la prédominance de l’herbe dans son alimentation.

    A quoi ressemble-t-elle ?

    1,80m c'est la taille au garrot que peut atteindre un taureau

    Ses éleveurs la présentent comme un « animal rouge foncé avec des chaussettes blanches et une tache en forme de coeur sur le front ». Vache docile, elle se distingue par son grand format. Un taureau peut atteindre 1,80m au garrot. Le plus grand pesait 1950kg au salon de l'agriculture de 2016.

    Pourquoi c'est la star de l'Anjou ?

    Parce qu'on la trouve majoritairement en Maine-et-Loire, et en Mayenne. 90 % du cheptel est ainsi basé dans les Pays de la Loire. Au total, on compte 38 000 vaches en France. Ce qui n'empêche pas cette rustique de s’exporter dans divers pays, de l'Allemagne aux États-Unis en passant par le  Canada et l'Australie…

    Pourquoi elle est très appréciée ?

    La Rouge des prés se distingue par sa précocité et ses aptitudes à s’engraisser. C'est pour cela que les bouchers l'apprécient, parce que les viandes de l'AOP Maine-Anjou offrent une viande tendre, juteuse et finement persillée.

    C'est quoi son arbre généalogique ?

    Fin XIXe siècle, au concours d’animaux gras de Poissy, l’ancêtre du Concours général agricole de Paris, la Maine-Anjou fait une entrée remarquée. Elle est issue du croisement entre la Durham, vache anglaise productrice de viande et de lait, et la Mancelle, la race locale adaptée au bocage. Elle est le fruit du travail de sélection mené par Olivier de Rougé, installé au Domaine des Rues, à Chenillé-Changé. Quelques années plus tard, la naissance de la race est officialisée. Le 9 janvier 1908, il fonde avec 77 autres propriétaires la société des éleveurs de Maine-Anjou.

    Le salon de l'Agriculture, une vitrine pour la filière

    Christian Douet Éleveur et président du syndicat Rouge des prés

    Je vais au salon de l'agriculture depuis plus de 25 ans. Le Salon a beaucoup évolué. Il n’est plus seulement un lieu de vente de reproducteurs, c’est un rendez-vous indispensable pour la promotion de la filière : on peut rencontrer les grandes surfaces, les distributeurs, les restaurateurs. C’est important d’être présent pour faire connaître la race.

    Retour à la liste des actualités

    Abonnez-vous à la lettre d'information