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Le retable de Montguillon restauré

  • Patrimoine

Subventionnée par le Département, une opération de restauration du retable de l'église Saint Pierre de Montguillon vient de s'achever.

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Attentif à la conservation du patrimoine de Maine-et-Loire, le Département intervient auprès des communes pour mieux mettre en valeur des œuvres et assurer leur pérennité, comme il vient de le faire pour la restauration du retable de l'église Saint Pierre de Montguillon, commune de Segré-en-Anjou bleu.

Les polychromies du XVIIIe siècle ont retrouvé leurs douces couleurs et les travaux de consolidation de l’autel sont à présent achevés.

Bâtie au XIe siècle, l’église Saint Pierre de Montguillon est un édifice assez modeste surmonté d’un clocher à la forme très recherchée. C’est surtout à l’intérieur de l’église que, depuis le XVIIIe siècle, des efforts d’embellissement ont été réalisés, en particulier avec l’installation d’un retable monumental qui monte jusqu’aux voûtes, donnant une impression plus élancée à l’ensemble du chœur.

Plus que pour ses dorures, le retable rayonne par ses polychromies harmonieuses, rehaussées par un fond bleu tendre. Ce retable monumental de 1715 est bâti sur le principe des retables en pierre fréquents en Maine et en Anjou à cette époque. À l’arrière de l’autel, quatre colonnes encadrent deux statues de Saint Pierre et Sainte Claire et des bas-reliefs du Christ, du Saint Esprit et de la Vierge. Au centre se trouvait un tableau disparu à la Révolution.

Le nom du bâtisseur de ce retable n’est pas connu avec certitude mais il est sans doute l’œuvre des Frères Simon, grands retabliers angevin qui ont beaucoup travaillé dans cette région, notamment à Grez-Neuville.

Au fil des ans, la polychromie avait perdu ses couleurs originelles. L’Association de sauvegarde de l’église de Montguillon a demandé à la commune de lancer une étude et de rechercher des moyens afin de redonner au chœur son esthétique d’origine. Il a fallu consolider les structures de l’autel en remplaçant les fers qui tenaient les plaques de marbre. Le médaillon central, dont le velours était en piteux état, a été rebrodé.

En 2021, un appel d’offres a confié l’ensemble des travaux à Marie Gouret, restauratrice angevine. La restauration du tabernacle a été assurée, quant à elle, par les Ateliers de la Chapelle au Longeron. D’un montant de 35 300 euros HT, le financement de la restauration se répartit entre la DRAC (30 %), le Département (25%) et l’association de sauvegarde de l’église de Montguillon (45 %).

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