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Des médiateurs sociaux dans les collèges

© Philippe Noisette
  • Collèges

Pour aider les collégiens et leurs familles à faire face aux difficultés, des postes de médiateurs sociaux ont été créés dans les établissements. Entretien avec Safae Talih, médiatrice sociale, et Bruno Bourgoin, principal du collège Joachim du Bellay à Cholet.

Temps de lecture :  min.

    Article paru dans le magazine Anjou&Vous n°19 de novembre 2022

    Les postes de médiateurs sociaux sont le fruit d'une collaboration entre le Département, l’État et le CIDFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles). Cette expérimentation doit durer 3 ans afin d'en évaluer les retombées positives pour les élèves et leurs familles.

    Quel rôle jouent les médiateurs déployés depuis septembre dans les collèges ?

    S. T.: Nous sommes 7 médiateurs à avoir pris notre poste à Angers, Saumur, Trélazé, ou ici à Cholet. Mon but est d’être une facilitatrice, c’est un travail de premier accueil et de réseau. Il faut être réactif, orienter les jeunes
    et leurs familles vers les bons interlocuteurs, y compris en dehors de l’établissement. Je me suis formée pour cela dès cet été, en repérant et rencontrant les partenaires locaux : centre social, Mission locale, Maison départementale des solidarités…

    B. B. : L’Éducation nationale peut faire peur dans certains cas, par exemple de décrochage. L’élève ou la famille nous voit comme une source de punition. Safae est donc présentée comme une porte d’entrée accessible, indépendante, par son statut de salariée du CIDFF49.

    Le but du médiateur est d’être un facilitateur, pour les jeunes et leurs familles

    Depuis cette rentrée, y a-t-il des situations qui vous ont marqués ?

    S. T.: Je suis rentrée très vite dans le concret avec les demandes de bourse. Pour certains, c’est un défi insurmontable. Il faut faire les démarches ensemble. La fracture numérique, qui est parfois totale, est un problème
    que nous avions identifié en amont.

    B. B.: Dans ce type de cas, il faut être dans l’accompagnement, savoir flécher les familles vers les centres sociaux qui proposent des cours de français, un accès guidé à Internet…

    La question de la lutte contre le harcèlement est-elle importante dans ce poste ?

    S. T. : C’est un objectif, comme le soutien à la parentalité ou le décrochage scolaire. En étant présente au collège, au moment des récréations, par exemple, mais aussi dans mes permanences en régie de quartier, je peux remplir un rôle d’observatrice. La dynamique pour l’instant est plutôt de se faire connaître, d’être en veille, d’identifier les besoins avant de faire des propositions. Mon maître mot, c’est qu’on ne fait rien « à la place de », mais « avec ».

    B. B. : Notre rôle de prévention, de suivi, s’arrête aux murs du collège. Safae vient en complément du travail mené au collège, car elle peut aller là où on ne peut pas aller, dans le quartier, créer du lien par des échanges informels. Elle est donc une personne-ressource précieuse.

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