Bébé : mieux comprendre pourquoi il pleure

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Le Département de Maine-et-Loire lance un plan d’actions pour informer les familles sur les pleurs du nourrisson. Objectif : aider les parents à mieux comprendre les pleurs de leur enfant et à savoir agir en conséquence.

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Un bébé pleure en moyenne jusqu’à 2 heures par jour pendant les premiers mois de la vie. C’est pour lui une manière « normale » de s’exprimer. Si certains parents apprennent progressivement à découvrir la signification de ces cris, d’autres peinent à les déterminer ou à les accepter. « Pourquoi mon bébé pleure-t-il ? Suis-je un bon parent, si je ne parviens pas à l’apaiser ? Comment faire ? Et, surtout, que faire si mon exaspération et ma colère montent ? » Ces questions peuvent vite mener à l’isolement, au rejet ou à des situations plus tragiques.

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En parler, trouver du répit

Mardi 20 novembre, au service départemental d’incendie et de secours, le Département de Maine-et-Loire organise une journée de sensibilisation autour des pleurs du nourrisson, un rendez-vous gratuit auquel assisteront plus de cent binômes parent-professionnel de la petite enfance.

Cette journée spéciale au Sdis marquera le lancement d’actions autour de cette thématique par les services du Département. La première d’entre elles se tiendra à la Maison départementale des solidarités d’Angers Centre, à partir de février. Les parents seront conviés au cours de la période prénatale (du 8e mois de grossesse au 2e mois de l’enfant) à un atelier mensuel animé par un binôme puéricultrice/sage-femme, avec l’intervention ponctuelle d’un médecin de PMI et sexologue.

Parmi les conseils essentiels pour faire face au pleur du nourrisson, figure la question du répit. La période qui entoure la naissance est riche en émotion… et en fatigue. Confronté à ces situations, il est recommandé aux parents de rompre l’isolement, d’en parler à leurs proches, et de ne pas hésiter à demander du soutien pour souffler.

Le syndrome du bébé secoué : un sujet de santé publique

En avril dernier, le tribunal correctionnel d’Angers condamnait un père de famille à trois ans de prison avec sursis pour violence sur mineur. L’homme, âgé de 24 ans, excédé par les pleurs de son bébé, avait violemment secoué la fillette qui garde aujourd’hui de graves séquelles de cet acte de maltraitance, au niveau de son acuité visuelle.

Identifié par la Haute autorité de santé comme un sujet de santé publique, le syndrome du bébé secoué concernerait une centaine de familles par an. Dans le Maine-et-Loire, le CHU d’Angers prend en charge entre 7 et 10 cas chaque année. Avant d’en arriver à ces situations extrêmes, certains parents passent par une phase de lassitude et d’énervement appelé « burn-out parental ».

En Vendée, un film pour sensibiliser

Le proche Département de la Vendée a également lancé une campagne de sensibilisation sur ce sujet. Il a notamment réalisé un film qui permet de comprendre comment de jour en jour les parents peuvent se retrouver dépassés par les pleurs fréquents de leur petit…

Attention. Ce film comporte des scènes susceptibles de heurter la sensibilité du spectateur. Il est préférable de le regarder en étant entouré.

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