Sapeur-pompier volontaire, et pourquoi pas vous ?

Citoyenneté |

Porter secours à vos concitoyens en devenant sapeur-pompier volontaire, vous y avez songé sans véritablement oser vous lancer, freiné par quatre idées reçues. Et si vous changiez d’avis ?

SDIS49

Article publié dans le Maine&Loire magazine de janvier 2019

4 idées reçues sur le métier de sapeur-pompier

Il faut être un athlète pour devenir sapeur-pompier

Pourquoi c'est faux : Pas besoin d’être un sportif de haut niveau ou un athlète aguerri pour devenir sapeur-pompier. C’est un engagement accessible à tous. Femme ou homme, il suffit juste d’être en bonne santé. Le plus simple est d’appeler le centre de secours le plus proche de chez vous. Avec le responsable, vous échangerez sur votre motivation, votre disponibilité. Vous serez ensuite convié à une journée pour apprécier votre capacité opérationnelle et pour écarter toute contre-indication médicale. Votre formation initiale pourra alors débuter.

Il ne faut pas être trop jeune ou trop vieux

Pourquoi c'est faux : À plus de 40 ans, vous pouvez encore rejoindre les rangs des sapeurs-pompiers volontaires. Si votre aptitude médicale le permet vous pourrez même exercer jusqu’à 65 ans maximum.
L’engagement est possible dès 16 ans avec l’autorisation de ses parents. À partir de 13 ans, les enfants peuvent débuter leur formation au sein des équipes des jeunes sapeurs-pompiers.

2 535 sapeurs-pompiers volontaires dont 17 % de femmes, répartis dans les 77 centres d’incendie et de secours de Maine-et-Loire.

Il faut y consacrer beaucoup de temps

Pourquoi c'est faux : Vous adaptez votre investissement en fonction de votre disponibilité. À commencer par votre formation initiale, dont les trois principaux modules peuvent s’étaler sur trois ans. Le premier est dédié à la sécurité, les autres sont consacrés aux secours à la personne (80 % des interventions), à la lutte contre les incendies et aux accidents de la route. Dès que vous aurez acquis le premier module, vous pourrez débuter les interventions sur le terrain.

C'est un engagement qui complique le quotidien

Pourquoi c'est faux : Trouver un équilibre entre votre engagement, votre vie professionnelle et familiale, est indispensable. Le Sdis peut proposer à votre employeur une convention de mise
à disposition qui vous autorise à vous absenter en journée pour des interventions ou des formations.
Le Sdis peut également conventionner avec votre commune afin que vos enfants soient pris en charge par une structure périscolaire, si vous êtes mobilisé sur une intervention.

 

24,25 M€ apportés au budget du Sdis par le Département en 2018.

 

Témoignage

Sylvie Drouet, sapeur-pompier volontaire


"Je suis sapeur-pompier depuis 27 ans. C’est plus qu’une passion, c’est une vocation. J’ai trois enfants. Les deux premiers sont grands désormais. Mais le petit dernier est encore à l’école primaire. Depuis un an et demi, grâce à une convention entre le Sdis et la commune, je peux laisser mon fils à la cantine ou à la garderie le soir si je suis en intervention. Tout est pris en charge. Cela me permet d’être plus disponible et d’éviter d’embêter la famille ou les amis pour garder mon fils".

Parole d'élu

Les sapeurs-pompiers volontaires sont un maillon essentiel dans la chaîne des secours, et tout particulièrement dans les territoires ruraux. Sur les plus de 40 000 interventions réalisées chaque année en Maine-et-Loire, la moitié sont opérées par des sapeurs-pompiers volontaires. En signant des conventions avec des communes ou des employeurs, le Sdis et le Département défendent et favorisent cet engagement citoyen..

Patrice BraultConseiller départemental et président du Sdis de Maine-et-Loire

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