Pouancé. Les stéréotypes dans les métiers discutés au collège

  • Citoyenneté

Les métiers ont-ils un sexe ? Lundi 22 janvier, au collège Philippe-Cousteau (Ombrée-d'Anjou), collégiens et enseignants ont accueilli des professionnels pour prouver que l'on peut exercer tous les métiers, que l'on soit homme ou femme. Une rencontre proposée dans le cadre de l’itinéraire éducatif "L’égalité, tout un programme !" proposé par le Département.

Publié le vendredi 26 janvier 2018

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    Inauguré en 2017, l’itinéraire « L’égalité, tout un programme ! » accompagne les enseignants souhaitant travailler autour de l’égalité entre les filles et les garçons. Inscrits dans la toute première édition, les collèges Philippe Cousteau (Pouancé, commune déléguée d'Ombrée d'Anjou), Porte d’Anjou (Noyant-Villages) et Jean Mermoz (Angers) évoluent depuis la rentrée dans ce parcours jalonné d’étapes complémentaires. En septembre, tous avaient vu le film Billy Elliott avant de débattre entre élèves des « trucs de filles » et « de garçons ».
    En janvier, place à la question des stéréotypes de genres dans les métiers. Ainsi, les élèves du collège Philippe Cousteau ont accueilli lundi 22 janvier une architecte, un éducateur de jeunes enfants, une menuisière, une sapeuse-pompière et un sage-femme homme.

    S'orienter sans préjugé

    À l’âge où les élèves sont invités à réfléchir à leur orientation, les 4e ne manquaient pas de question : « Êtes-vous parfois gêné par le regard des autres sur votre métier ? » ; « Avez-vous eu des problèmes avec vos collègues ? » ; « Vos familles ont-elles bien réagi ? »… Autant d’interrogations auxquelles les intervenants ont répondu, dans la bonne humeur et avec le sourire. Tom, éducateur de jeunes enfants, se souvient qu’ « au départ, les collègues étaient plutôt contentes d’accueillir un garçon dans l’équipe. Certaines toutefois s’inquiétaient de savoir si j’allais réussir à être chaleureux avec les enfants et à m’occuper des tout-petits. » Emmanuelle, architecte, préfère en rire : « On me demande très souvent si je suis la décoratrice d’intérieur… et on ne manque pas de me faire de petites blagues quand je suis sur un chantier. Mais, avec des collaborateurs comme avec des clients, ça passe très vite si on s’affirme. J’ai ma place ici autant qu’un homme, et passé l’étonnement plus personne ne fait de différence. »

    S'affirmer pour l'égalité

    Plusieurs questions concernent l’égalité salariale. Là, fini de rire. Si le sage-femme, la sapeur-pompier et l’éducateur n’ont pas constaté de différence de traitements, une menuisière raconte : « Au cours d’une mission, je me suis rendue compte qu’à compétences égales, j’étais payée près d’un euro de moins par heure que mon collègue masculin, pourtant en intérim exactement comme moi. Ça a été compliqué pour moi d’obtenir une égalité de traitement… et mon collègue a été ré-augmenté par la suite ! » Injuste, cet écart de traitement a choqué plusieurs élèves, considérant ce comportement comme « vraiment macho » !

    Evoluant dans une profession où sont présentes beaucoup de femmes, le sage-femme clôture la rencontre sur un message positif : « Vous arrivez après nous. Le diplôme de sage-femme n’a été ouvert aux hommes qu’en 1983 et quand j’ai été admis, en 2002, je n’étais que le 80e diplômé. Quinze ans plus tard, ce sont chaque année plusieurs hommes sages-femmes qui obtiennent le diplôme : les choses bougent. Vos aînés ont essuyé les plâtres et j’espère que ce sera plus facile pour vous. »

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