55 élèves du collège Millet #DouélaFontaine ont rencontré des joueuses de l'@ufab49 cette semaine. Une séance spor… https://t.co/7FaKjESwra

Sapeur-pompier volontaire, et pourquoi pas vous ?

  • Citoyenneté

Porter secours à vos concitoyens en devenant sapeur-pompier volontaire, vous y avez songé sans véritablement oser vous lancer, freiné par quatre idées reçues. Et si vous changiez d’avis ?

Publié le jeudi 03 janvier 2019

Temps de lecture :  min.

    4 idées reçues sur le métier de sapeur-pompier

    Il faut être un athlète pour devenir sapeur-pompier

    Pourquoi c'est faux : Pas besoin d’être un sportif de haut niveau ou un athlète aguerri pour devenir sapeur-pompier. C’est un engagement accessible à tous. Femme ou homme, il suffit juste d’être en bonne santé. Le plus simple est d’appeler le centre de secours le plus proche de chez vous. Avec le responsable, vous échangerez sur votre motivation, votre disponibilité. Vous serez ensuite convié à une journée pour apprécier votre capacité opérationnelle et pour écarter toute contre-indication médicale. Votre formation initiale pourra alors débuter.

    Il ne faut pas être trop jeune ou trop vieux

    Pourquoi c'est faux : À plus de 40 ans, vous pouvez encore rejoindre les rangs des sapeurs-pompiers volontaires. Si votre aptitude médicale le permet vous pourrez même exercer jusqu’à 65 ans maximum.
    L’engagement est possible dès 16 ans avec l’autorisation de ses parents. À partir de 13 ans, les enfants peuvent débuter leur formation au sein des équipes des jeunes sapeurs-pompiers.

    En chiffres : les pompiers en Maine-et-Loire

    3000 sapeurs-pompiers volontaires
    77 centres d’incendie et de secours en Maine-et-Loire
    17% seulement de femmes parmi les volontaires
    24M€ apportés au budget du Sdis par le Département

    Sylvie Drouet sapeur-pompier volontaire

    Je suis sapeur-pompier depuis 27 ans. C’est plus qu’une passion, c’est une vocation. J’ai trois enfants. Les deux premiers sont grands désormais. Mais le petit dernier est encore à l’école primaire. Depuis un an et demi, grâce à une convention entre le Sdis et la commune, je peux laisser mon fils à la cantine ou à la garderie le soir si je suis en intervention. Tout est pris en charge. Cela me permet d’être plus disponible et d’éviter d’embêter la famille ou les amis pour garder mon fils.

    Il faut y consacrer beaucoup de temps

    Pourquoi c'est faux : Vous adaptez votre investissement en fonction de votre disponibilité. À commencer par votre formation initiale, dont les trois principaux modules peuvent s’étaler sur trois ans. Le premier est dédié à la sécurité, les autres sont consacrés aux secours à la personne (80 % des interventions), à la lutte contre les incendies et aux accidents de la route. Dès que vous aurez acquis le premier module, vous pourrez débuter les interventions sur le terrain.

    C'est un engagement qui complique le quotidien

    Pourquoi c'est faux : Trouver un équilibre entre votre engagement, votre vie professionnelle et familiale, est indispensable. Le Sdis peut proposer à votre employeur une convention de mise
    à disposition qui vous autorise à vous absenter en journée pour des interventions ou des formations.
    Le Sdis peut également conventionner avec votre commune afin que vos enfants soient pris en charge par une structure périscolaire, si vous êtes mobilisé sur une intervention.

    Patrice Brault Conseiller départemental et président du Sdis de Maine-et-Loire

    Les sapeurs-pompiers volontaires sont un maillon essentiel dans la chaîne des secours, et tout particulièrement dans les territoires ruraux. Sur les plus de 40 000 interventions réalisées chaque année en Maine-et-Loire, la moitié sont opérées par des sapeurs-pompiers volontaires. En signant des conventions avec des communes ou des employeurs, le Sdis et le Département défendent et favorisent cet engagement citoyen.

    Retour à la liste des actualités