Des archéologues interviennent sur la plus vieille église d’Anjou

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Considérée comme l’église en élévation la plus vieille d’Anjou, la nef de l’église de Savennières est attribuée au Xe siècle. Un projet de restauration porté par la municipalité a amené la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) à prescrire un diagnostic préventif. Confié au Pôle archéologie du Département, il a pour but de déterminer la sensibilité du site afin d’anticiper une éventuelle opération d’archéologie préventive à mener en amont des travaux de restauration. Les sondages et l’examen des élévations devraient notamment permettre de mieux comprendre les différentes dates ou étapes de reconstruction à travers le temps.

Publié le mardi 30 octobre 2018

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    Le village de Savennières est particulièrement connu pour son église dédiée à Saint-Romain et à Saint-Pierre. Considérée comme l’église en élévation la plus vieille d’Anjou, la nef est traditionnellement attribuée au Xe siècle.

    Une vaste nécropole du haut Moyen Âge découverte en 2010

    L’origine de l’agglomération est pourtant plus ancienne, puisqu’un vicus est mentionné dès le VIIe siècle. Par ailleurs, à l’occasion de différents travaux de réseaux et dans le cadre d’un diagnostic archéologique réalisé sur le parvis en 2010, de nombreux sarcophages ont été observés, démontrant la présence d’une vaste nécropole du haut Moyen Âge s’étendant sous une partie du centre-ville.

    La nef primitive de l’église est régulièrement citée dans les études sur les églises préromanes, bien qu’elle n’ait jamais été datée avec précision. De plan rectangulaire, elle est surtout réputée pour sa façade occidentale et son mur méridional qui présentent une alternance soignée de briques disposées en arêtes de poissons et de moellons.

    Une nef du Xe, un choeur et un portail du XIIe et un clocher des années 1490

    Au XIIe siècle, l’église a reçu un nouveau choeur et un portail a été aménagé sur le mur sud de la nef. Les charpentes de couverture ont été refaites dans les années 1365-1375.Le clocher et le bas-côté nord et le portail d’entrée ouest datent des années 1490.

    Un projet de restauration porté par la municipalité a amené la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) à prescrire un diagnostic d’archéologie préventive. Il a pour objectif de déterminer la sensibilité archéologique de l’ensemble du site (en élévation mais également sous le sol), de façon à ce que le Service régional de l’archéologie prescrive éventuellement une opération à conduire en amont et en accompagnement des travaux de restauration.

    Les archéologues s’emploient à affiner la datation de l’église

    Ce diagnostic vient d’être réalisé, fin octobre, par Arnaud Remy et les équipes du Pôle archéologie du Département de Maine-et-Loire. Il s’est traduit par un sondage d’environ 3 m² dans le choeur et par un examen des élévations pour déterminer la part des maçonneries anciennes, et celle des restaurations contemporaines.

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