La dette maîtrisée sans hausse d’impôt

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Stabilité fiscale, poursuite du désendettement et des investissements constituent les lignes force du budget primitif 2018, qui sera débattu lors de la séance du Conseil départemental lundi 12 et mardi 13 février.

Publié le vendredi 09 février 2018

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    Les effets conjugués du contexte économique et d’une gestion vertueuse des finances de la collectivité vont permettre au Département de Maine-et-Loire, en 2018, de mener une « politique budgétaire efficace et ambitieuse », selon le président Christian Gillet.

    Les droits de mutation sur les ventes immobilières, sources de recettes pour la collectivité, ont ainsi progressé de près de 13 % en un an, pour atteindre 91,6 M€ fin 2017. La baisse de 2 % du nombre de ménages bénéficiaires du RSA en Maine-et-Loire s’est traduite par une diminution de la dépense de 1 M€. Enfin les mesures d’économies mises en œuvre depuis deux ans ont permis d’amortir la baisse des dotations de l’Etat, dont la dotation globale de fonctionnement qui, si elle reste stable à 94 M€ en 2018, était de 130 M€ il y a quatre ans.

    « Le contexte est favorable, même si l’équilibre reste fragile », tempère Christian Gillet. De nombreuses incertitudes demeurent en effet, comme la volatilité du marché de l’immobilier liée aux taux d’emprunt, mais aussi la contractualisation des collectivités avec l’Etat ou l’évolution de dépenses sociales que le Département ne peut maîtriser.

    Stabilité fiscale

    « Nous resterons néanmoins fidèles à nos engagements », souligne Christian Gillet. Le premier d’entre eux est la poursuite du désendettement de la collectivité pour la deuxième année consécutive, par la recherche permanente d’économies et la maîtrise des charges de fonctionnement. L’encours de la dette, qui était de 453 M€ au 1er janvier 2017, passera ainsi à 428,5 M€ en 2018, soit une baisse de 24,5 M€ sur deux exercices. « Conformément à notre projet de mandature « Anjou 2021, réinventons l’avenir », nous revenons dans la moyenne des autres Départements », se félicite le président Christian Gillet.

    Ce désendettement se fera sans hausse des impôts. Le taux sur le foncier bâti demeurera inchangé en 2018.

    Dans le même temps, outre des dépenses sociales qui représentent 67 % (403 M€) des dépenses de fonctionnement, le Département dégagera une épargne de 42 M€ à la faveur d’une gestion prudente et rigoureuse. Le Département pourra ainsi poursuivre ses investissements à hauteur de 60 M€, dont 28 M€ affectés aux routes, 9,3 M€ aux collèges et autant à l’habitat. « Les investissements publics sont essentiels pour l’économie de l’Anjou et le Conseil départemental reste un partenaire de premier plan des collectivités locales, mais aussi des entreprises ».

    L’emploi, l’aménagement durable des territoires et les solidarités figureront aussi au rang des priorités départementales pour 2018.

    Chiffres-clés

    Le budget primitif 2018 s’élève à près de 694 millions d’euros. Il est conforme aux orientations budgétaires présentées le 19 décembre dernier, et s'inscrit dans le cap fixé par le projet de mandature Anjou 2021-Réinventons l'avenir.
    Tous les chiffres du Budget 2018

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