La politique d’insertion met le cap sur l’emploi

  • Economie

Chef de file de la politique d’insertion sociale et professionnelle, le Département de Maine-et-Loire vient de se doter d’un plan d’action fixant le cap pour la période 2018-2021. L’emploi en constitue le fil conducteur, avec l’objectif de tendre vers une meilleure adéquation entre formation des bénéficiaires du RSA et secteurs d’activité qui sont à la peine pour recruter.

Publié le vendredi 09 février 2018

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    L’année 2017 a vu le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A baisser de 1,5 % dans le Maine-et-Loire et le nombre de foyers bénéficiaires du RSA de 4,4 %. Les offres d’emploi ont quant à elles progressé de près de 22 %. Malgré des indicateurs économiques encourageants, 75 135 personnes, toutes catégories confondues, étaient à la recherche d’un emploi fin 2017 et 18 521 personnes inscrites au RSA.

    Paradoxalement, de nombreuses offres d’emploi restent non pourvues dans des secteurs d’activité dits en tension. Plus de 10 000 recrutements sont jugés difficiles par les entreprises, principalement dans l’agriculture, les services aux particuliers et aux collectivités, dans l’hôtellerie-restauration, la santé et l’action sociale, le commerce, l’industrie et les transports logistique. « C’est donc bien la question de l’adéquation entre le niveau de compétences des bénéficiaires du RSA et les critères de recrutement des entreprises qui se pose », souligne Gilles Groussard, conseiller départemental chargé de l’insertion.

    Des moyens renforcés

    Si plus de 100 actions et dispositifs en faveur de l’insertion, sociale et économique, sont déjà à l’œuvre en Maine-et-Loire, le programme départemental d’insertion (PDI) a pour but de placer l’emploi au cœur des parcours. De nouvelles orientations sont prises : organiser des rencontres collectives de découverte des métiers, promouvoir le parrainage, mobiliser la commande publique, encourager l’activité indépendante, développer les contrats aidés départementaux, mobiliser l’innovation et l’expérimentation d’emplois atypiques, favoriser la formation en cours de contrat.

    Autre traduction de ce volontarisme politique du Département, le budget consacré aux actions d’insertion passera de 8,4 M€ en 2017 à 9,4 M€ cette année. Cette politique de retour à l’emploi s’accompagnera également de moyens humains supplémentaires. Quatre développeurs seront recrutés en 2018, afin d’identifier, dans les territoires, les entreprises qui embauchent. Les conseillers emploi-formation du Conseil départemental, pour leur part, mobiliseront les dispositifs d’accompagnement répondant à la fois aux besoins des bénéficiaires du RSA et des entreprises.

    Si le Département donne le cap à suivre, la mise en œuvre du PDI nécessite par ailleurs de mobiliser les partenaires de la collectivité en matière d’emploi, de formation et d’insertion (Pôle emploi, Direccte, chambres consulaires, entreprises…) et les collectivités (Région, EPCI, …). Cette mobilisation autour des objectifs départementaux donnera lieu à l’adoption, en juin, d’un pacte territorial pour l’insertion, afin de coordonner les actions en direction des publics précaires.

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