Le moustique tigre sous haute surveillance dans le Maine-et-Loire

  • Environnement

En septembre 2016, le moustique-tigre faisait son apparition dans le Maine-et-Loire à Trélazé. Depuis, bien qu’aucun cas de contamination n’ait été à déplorer, le Département, par l’intermédiaire du laboratoire Inovalys, poursuit sa surveillance et son piégeage actif. Plus de 150 000 euros y sont consacrés chaque année. Sachant qu’une femelle moustique-tigre pond plusieurs centaines d’œufs au cours de son existence, la technique des pièges pondoirs est un moyen simple et efficace pour détecter la présence du moustique-tigre et suivre sa progression. Fort heureusement, l’insecte, qui peut transmettre des maladies tropicales, n’est pas naturellement porteur des virus incriminés. Il doit piquer un individu malade, puis transmettre le virus à une deuxième personne, pour être dangereux. Le risque de contamination est donc extrêmement limité.

Publié le mardi 27 août 2019

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    Originaire d’Asie du Sud-Est, Aedes Albopictus, a colonisé une grande partie du monde à la faveur de l’augmentation des échanges internationaux, notamment commerciaux. Cette espèce est présente sur l’île de La Réunion et à Mayotte, et s’est installée en France métropolitaine en 2004. Depuis, son aire de répartition n’a cessé d’augmenter (51 départements ont fait état de sa présence).

    Historique de sa présence dans le Maine-et-Loire

    En septembre 2016, découverte d’un premier spécimen à Trélazé est survenue suite au signalement par un habitant.

    En 2017, le moustique est détecté sporadiquement, le Maine-et-Loire passe alors au niveau 0b. La surveillance entomologique est de facto renforcée. L’activité du moustique est particulièrement constatée en juin, ce qui donne lieu à des opérations de traitement en juillet. L’implantation d’Aedes Albopictus dans la commune de Trélazé est considérée comme définitive et irréversible (comme souvent avec cet insecte).

    Le 1er mai 2018, le Maine-et-Loire passe en niveau 1 du Plan national de lutte contre la dissémination de la Dengue et du Chikungunya. Le département rejoint la Vendée, qui est classée au niveau 1 depuis 2015. En raison de l’absence du moustique tigre, les autres départements des Pays de la Loire sont classés en niveau 0.

    Le moustique tigre et les maladies vectorielles

    Le moustique tigre n’est donc pas porteur, en lui-même, de virus. Il ne peut transmettre des maladies que s’il a piqué, au préalable, une personne déjà infectée. Ainsi, dans certaines conditions, il peut transmettre localement la Dengue, le Chikungunya ou encore le Zika. À ce jour, aucun cas n’est à signaler dans les Pays de la Loire.

    La surveillance de la présence du moustique-tigre est pratiquée pendant la période d’activité d’Aedes Albopictus qui s’étend, en principe, du 1er mai au 30 novembre. Elle s’appuie sur la mise en place de pièges et de leurs observations.

    En 2019, le Département de Maine-et-Loire consacre 150 000 euros à la lutte contre le moustique-tigre. Il a confié ses opérations de surveillance et d’actions au laboratoire Inovalys.

    La pose des 137 pièges pondoirs s’est étalée du 29 avril au 3 mai dans 29 communes du Maine-et-Loire. Les pièges sont relevés tous les mois jusqu’à fin novembre. L’étape suivante est l’identification des œufs (larves) réalisée en laboratoire, dans les locaux d’Inovalys, à Angers.

    Les citoyens ont aussi leur rôle à jouer !

    Que  ce soit par des gestes simples, pour limiter les retenues d’eau et donc la prolifération du moustique-tigre ou dans le signalement d’Aedes Albopictus, les habitants du Maine-et-Loire ont la possibilité d’agir !

    Appliquer les 6 gestes dans notre dossier de presse.

    Envoi de photos en se connectant sur le site internet http://www.signalement-moustique.anses.fr.

    Envoi de spécimens (adultes ou larves) sous enveloppe directement au laboratoire Inovalys (18 boulevard Lavoisier, 49000 Angers).

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