Restauration des 14 stations du chemin de croix de l’église de Saint- Germain-des-Prés

Fruit d’un long travail entre l’État, le Département et la Commune de Saint-Germain-des- Prés, la restauration de 14 tableaux du XIXe siècle représentant un chemin de croix est achevée. Ces œuvres, ayant désormais retrouvé leurs couleurs d’origine, peuvent de nouveau être admirées sur les murs de l’église depuis ce jeudi.

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    L’église de Saint-Germain-des-Prés, construite de 1847 à 1852, est un édifice remarquable par son homogénéité, tant du point de vue architectural que de son mobilier, qui a justifié la protection de l’ensemble au titre des Monuments historiques (au titre des immeubles pour le bâtiment en 2007 et des objets pour le mobilier en 1978, 1980 et 1994). Le chemin de croix, composé de 14 stations peintes sur toile et encadrées fait partie de ce patrimoine. Il a été réalisé en 1851-1852, au moment de l’inauguration de l’église. Il est dû à un jeune peintre Ferdinand Dubois, élève de Delacroix et promis à une belle carrière. Malheureusement celui-ci meurt à l’âge de 32 ans, alors qu’il réalisait cette œuvre : c’est en effet dans une auberge de Saint-Germain-des-Prés qu’il décède le 22 décembre 1851. Son travail est achevé par Désiré Magu, peintre installé à Angers. L’ensemble des stations du chemin de croix méritait une restauration : de petits trous étaient apparus, des soulèvements de la couche picturale entraînaient des lacunes et le vernis avait fortement jauni, nuisant à l’esthétique de l’ensemble. Les cadres présentaient également de nombreuses lacunes et fragilités de la dorure, notamment au niveau des clous qui rouillaient. La Conservation départementale du patrimoine a conseillé la commune de Saint-Germain- des-Prés sur les aspects scientifiques et administratifs. En l’occurrence, c’est Etienne Vacquet, Conservateur du patrimoine, qui a conduit l’opération durant trois ans en lien avec la Conservation régionale des Monuments historiques. Le nombre des œuvres justifiait une réalisation sur plusieurs années : la restauration commencée fin 2019 s’achève pour Pâques 2021. Les travaux ont été confiés à Patrick Buti, restaurateur de tableaux au Poiré-sur-Vie et à Anaïs Ménard, restauratrice de dorures au Pellerin. Le coût global de l’opération s’est élevé à 21 455 (HT). La commune a été soutenue par le Département de Maine-et-Loire (7 596 €) et l’Etat (DRAC, 3 757 €). En 2020, le Département et l’Etat ont soutenu la restauration de sept autres objets protégés au titre des Monuments historiques, allant d’un ensemble de verre de l’apothicairerie de Baugé à des retables à Marigné en passant par un tableau à Montgeoffroy. Ces restaurations s’ajoutent aux 59 autres réalisées dans les 5 années précédentes.

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