L'arrivée de l'enfant à la maison

L'arrivée de l'enfant intervient au terme d'une longue démarche. Il est important de s'y être préparé pour qu'enfant et parents trouvent rapidement leurs places et leurs repères.

Dans le cadre de sa mission, l'Unité adoption a un rôle d'accompagnement dans ce moment important de la construction d'une famille. Dans la plupart des cas, un suivi sera mis en place pendant six mois jusqu'au prononcé de l'adoption plénière.

Santé

Avant l'arrivée de l'enfant

Pour préparer l’arrivée de l'enfant, il est conseillé de prendre contact avec le médecin traitant ou la puéricultrice de la Maison départementale des solidarités (conseils de puériculture, achat de matériels, ...). Pour préparer le/les séjour(s) à l'étranger, les futurs parents devront se renseigner sur les préconisations vaccinales au centre des vaccinations internationales du CHU d'Angers.

Après l'arrivée de l'enfant

La situation sanitaire et psychologique de chaque enfant est singulière et évolutive. Elle varie selon :

  • Son état de santé, celui de sa mère au moment de la grossesse, les antécédents familiaux,
  • Son histoire, son précédent lieu de vie (famille d’accueil, pouponnière ou orphelinat, nourrice),  son âge au moment de son abandon et de son adoption...
  • Son pays d’origine...

Les antécédents  médicaux  personnels  et  familiaux  de  l’enfant  ne  sont  pas  toujours connus.


L'Unité adoption du Département vous transmettra, à votre demande, un carnet de santé.

Pour les enfants nés à l'étranger

À  l’arrivée  d’un  enfant  adopté, né à l’étranger, il est important qu’un bilan de santé puisse être rapidement effectué. Lors de cette consultation, il est souhaitable que l’état nutritionnel de l’enfant soit apprécié, son développement psychomoteur évalué et qu’un examen général soit effectué. Les vaccinations seront contrôlées et reportées sur son carnet de santé.

Des examens biologiques ou radiologiques sont recommandés quel que soit le pays d’origine de l’enfant :

  • Recherche d’une anémie ou d’une anomalie de l’hémoglobine
  • Bilan hépatique
  • Bilan thyroïdien
  • Sérologie des hépatites B et C, de la syphilis et du SIDA
  • Recherche d’une tuberculose
  • Réalisation d’un âge osseux après l’âge de 2 ans
  • Recherche de parasites dans les selles et sur la peau, dermatose

D’autres examens, notamment des sérologies de maladies parasitaires ou virales ou des recherches parasitaires spécifiques, seront à envisager selon les données cliniques et épidémiologiques. On se souviendra que, dans le cas de diarrhée ou de teignes, les examens bactériologiques, parasitologiques ou mycologiques devront parfois être répétés plusieurs fois.


Il est conseillé que l’enfant soit examiné régulièrement, au moins deux fois par an, pour apprécier son développement psychomoteur, sa croissance et son développement pubertaire (qui est parfois précoce).

Démarches administratives

L'arrivée de l'enfant s'accompagne de nombreuses démarches administratives :

  • Informer rapidement l'Unité adoption de l'arrivée d'un enfant dans sa famille.
  • Prendre contact auprès de la CAF et de la CPAM.
  • Modifier vos contrats (assurance responsabilité civile, notamment).
  • Signaler votre nouvelle situation à l'administration fiscale.

Des liens et des repères à construire

Au-delà des éventuels préoccupations de santé et du bouleversement de son cadre de vie (changement d’entourage, langue, goût, odeur, bruit...), l'enfant adopté doit s’inscrire dans une nouvelle filiation.
Ce processus, sur le plan psychique, va se faire plus ou moins facilement selon sa fragilité, ses ressources personnelles, son passé, les conditions de sa prise en charge, les éventuels traumatismes, carences affectives, maltraitance ou insécurité affective qu’il aura vécu. Il peut y avoir des troubles de l’attachement, des angoisses autour de l’abandon.

Vous concernant, comme tous les parents à l’arrivée d’un enfant dans la cellule familiale, vous allez être bousculés car devenir père et mère est un processus source de bouleversements sur le plan émotionnel et psychique.

L'adoption doit être réciproque, autrement dit : "il faut que le parent adopte son enfant, mais également que l’enfant adopte ses parents".

Un suivi régulier

Pendant six mois minimum, un suivi est exercé par l'Unité adoption et/ou par l'organisme qui a permis cette adoption. Il fait l'objet de rapports écrits à l'attention du Tribunal de grande instance pour le prononcé de l'adoption plénière. Certaines pays exigent des rapports supplémentaires réguliers jusqu'aux 18 ans de l'enfant.

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