Le Département renforce son engagement contre les violences sexuelles faites aux enfants

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Chef de file de la protection de l’enfance, le Département souhaite engager une politique volontariste, construite avec les acteurs de terrain, afin de mieux sensibiliser, repérer et agir face aux violences sexuelles.

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Une mobilisation collective pour protéger les enfants

Face à l’urgence de mieux protéger les enfants, le Département souhaite structurer une démarche de prévention cohérente et accessible. La protection des mineurs ne peut pas reposer uniquement sur les professionnels de l’enfance ou de la justice : elle concerne l’ensemble des adultes qui accueillent, encadrent ou accompagnent des enfants.

Cette mobilisation s’adressera en priorité aux associations culturelles, aux clubs sportifs, aux professionnels de la prévention et de la protection de l’enfance, aux élus locaux, aux collectivités, ainsi qu’aux sapeurs-pompiers.

Mieux repérer et agir

Des actions de formation et de sensibilisation seront mises en place pour aider les intervenants à mieux identifier les situations à risque, connaître les principes de la protection de l’enfance et savoir réagir en cas de suspicion ou de révélation de faits.

Les clubs sportifs et structures culturelles en lien avec des enfants et bénéficiant d'un financement du Département devront notamment s’engager à former leurs intervenants en contact avec des mineurs, dans le cadre d’un module obligatoire d’au moins deux heures.

Des formations renforcées seront aussi proposées aux professionnels de la prévention et de la protection de l’enfance, aux élus responsables des accueils périscolaires et des centres de loisirs, ainsi qu’aux sapeurs-pompiers. À la rentrée, des modules seront également proposés aux enseignants du primaire au secondaire.

Une mise en œuvre prévue en septembre 2026

D’ici la fin du second semestre 2026, le Département travaillera à l’intégration juridique du dispositif dans les conventions concernées, ainsi qu’à la création d’outils de suivi et d’évaluation.

L’objectif est de permettre une mise en œuvre opérationnelle dès septembre 2026.

Les chiffres à retenir

Depuis 2023, le Département a reçu plus de 1 400 informations préoccupantes relatives à des suspicions de violences sexuelles sur mineurs.

En Maine-et-Loire, la Cellule de recueil des informations préoccupantes a recensé les signalements suivants en lien avec des suspicions d’agressions sexuelles :

  • 2023 : 305
  • 2024 : 355
  • 2025 : 479
  • 2026 : 288 au 1er juillet

Au niveau national, selon la CIIVISE, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, soit une toutes les trois minutes.

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