Il n’est pas étonnant que les acteurs du monde de l’agriculture biologique aient choisi le collège de l’Èvre pour lancer, le 3 février, leur programme régional « Ambition Bio 2025-2027 ». L’établissement public fait office de très bon élève en la matière. Alors que le ministère de l’Agriculture souhaite, à travers la loi Egalim, que 20 % des produits servis soient bio, le chef de cuisine Florent Leclerc propose des menus constitués à 38 % de produits bio et locaux, pour un coût de 2,25 € par repas.
Une prouesse, puisque plus de 300 repas sont servis chaque jour ! Mais c’est surtout le fruit d’un travail méticuleux avec les producteurs du territoire et l’équipe du restaurant scolaire. « Proposer du bio, c’est un choix, ce sont des contraintes, et il y a eu des réticences au début », raconte le chef.
Florent Leclerc a tissé des liens de confiance avec une trentaine d’agriculteurs, dont Justine Masqué et Maxime Chevalier (fruits et légumes), David Terrien (porc de plein air), Nicolas Billard (produits laitiers). Ces derniers vantent « cette relation donnant-donnant ».
Pour favoriser cette transition vers une alimentation variée et de qualité, le Département a formé depuis 2022 tous les chefs et seconds de cuisine à la « cuisine nourricière », dans le tiers-lieu culinaire C bio l’Anjou. L’accent est mis sur le fait maison, l’apport des légumineuses, la limitation « essentielle » du gaspillage.
En Maine-et-Loire, il ne reste que 53 grammes de déchet par plateau le midi, moitié moins que la moyenne nationale. L’équivalent d’un label qualité décerné par les collégiens !
Le chiffre 16
Le Département a déjà atteint en 2025 son objectif de 40 % de produits locaux dans les restaurants scolaires publics. Petit à petit, le bio prend aussi une part importante : 16 collèges sur 48 ont dépassé les 20 % de produits bio au menu !
Et comme le collège de l’Evre, plusieurs établissements, comme Porte d’Anjou (Noyant-Villages) et Philippe-Cousteau (Pouancé), misent sur la filière bio de leur canton pour remplir leurs assiettes.
