Aménagements vélo : comment le Département peut aider les communes ?

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      Liaisons douces : une demande croissante

      Les habitants sont désormais nombreux à souhaiter se déplacer plus souvent à bicyclette, pour un usage loisirs mais également pour leurs trajets du quotidien. Le développement du vélo électrique, tout comme l’émergence des communes nouvelles ont fait émerger de nouveaux besoins pour des pistes cyclables permettant de relier par exemple les zones d’emplois et les bourgs, les gares et les aires de covoiturage multimodales ou les communes entre elles.
      Pour accompagner cette évolution, les communes et intercommunalités sont nombreuses à s’interroger et se tournent vers le Département.

      Une aide en terme d’ingénierie

      En premier lieu, les collectivités et intercommunalités peuvent solliciter l’ingénierie territoriale, qui accompagnera les élus et les techniciens sur l’opportunité de réaliser un projet de liaisons douces, et le cas échéant, poursuivre l’accompagnement sur la faisabilité, les modalités, la typologie de la ou des liaisons.
      Le Département, dans ce cas, ne se substitue pas à la commune, mais mets à sa disposition les compétences de son service ingénierie ou de ses agences techniques départementales pour caractériser le besoin et les enjeux de l’opération et pour guider la commune dans son choix et évaluation de la faisabilité des différentes solutions.

      Un schéma directeur en préparation

      Depuis 2019, le Département a mis au point un dispositif de soutien financier pour les aménagements d’itinéraire vélo-loisirs et boucles cyclables avec 500 000 d’aide par an.
      Le Département conduit actuellement une réflexion globale sur l’ensemble des thématiques liées aux mobilités dans la perspective d’un schéma départemental d’orientations et de planification des mobilités. Ce schéma comportera un volet spécifique sur les liaisons douces. Jean-Pierre Chavassieux, Vice-président délégué aux routes et aux mobilités a engagé des rencontres avec les différentes intercommunalités pour recenser les projets vélo prioritaires et coordonner les actions entre Département/Intercommunalités et communes.
      Ce schéma devrait aboutir au début du prochain mandat sur le développement d’une nouvelle offre de service, qui donnera également de la lisibilité aux communes sur les aides que peut apporter le Département.

      Quelques exemples

      Le Département intervient déjà sur de nombreux projets. Parmi les études déjà conduites ces derniers mois, on pourra citer :

      • La faisabilité et un cahier des charges d’étude de piste cyclable entre Neuillé et Vivy sur la voie communale
      • L’accompagnement à la réalisation du schéma directeur des modes actifs à Bellevigne en Layon
      • Les principes de liaisons douces dans le cadre de l’élaboration du PLU de Beaupréau en Mauges
      • Faisabilité d’une liaison cyclable Cheffes à Tiercé, à Chemillé en Anjou ou à Saint-Léger de Linières
      • Montage d’un dossier de consultation de maîtres d’oeuvres sur la remise en état du viaduc de Segré dans le cadre de la voie verte Château-Gontier – Segré – Châteaubriant
      • La faisabilité d’une passerelle entre Gennes et les Rosiers sur Loire, et le recrutement d’un assistant à maitrise d’ouvrage pour la communauté d’agglomération

      Et sur les routes départementales ?

      En agglomération, il peut y avoir plusieurs options soit de recherche d’itinéraires dédiés empruntant les rues moins circulées soit d’améliorer les conditions de partage de l’espace public entre vélos, piétons et voitures en réalisant des aménagements de maitrise des vitesses.
      Surtout en dehors des centres-bourgs, la cohabitation vélo/ véhicules peut s’avérer plus délicate sur une route départementale, compte tenu de la vitesse des véhicules ou de circulation de poids lourds.
      Il existe cependant un réseau de petites routes le plus souvent communales parfois départementales peu circulées ou de chemins qui, moyennant une bonne signalisation, peuvent être traités en voie partagée.
      À titre d’exemple, un marquage cyclable a pu être réalisé sur la RD 187 entre Montreuil-sur-Maine et Chambellay sur une partie de route départementale qui assure la continuité de la vélo Francette.