Aurélien Meyer, la forme olympique

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Il est derrière Zeus, le cheval avalant la Seine lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris, mais également la vasque olympique. Aurélien Meyer, designer à succès originaire de Courchamps.

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Article publié dans le n°15 d'Anjou le Mag, janvier 2026.

26 juillet 2024, Paris, quais de Seine. Alors que les yeux du monde entier sont braqués sur une cavalière domptant les flots sur Zeus, son cheval d'aluminium, une petite équipe d'hommes et de femmes cherche à rejoindre au plus vite le jardin des Tuileries. L'enjeu ? Orchestrer le dernier acte d'une symphonie imaginée en quelques mois : l'embrasement d'une flamme olympique... décarbonée.

Derrière ces deux images marquantes des Jeux Olympiques, on retrouve l'atelier nantais Blam et son fondateur, Aurélien Meyer. Verbe clair, sourire en coin, il pourrait « écrire un roman entier » sur la folle aventure vécue durant la dernière olympiade.

« C'est un amplificateur d'image incroyable. Mais la conception d'objets hybrides, créatifs et techniques, on le faisait avant, et on continue à le faire depuis ».

Il n'y a aucune fanfaronnade dans les mots du designer quadra : juste la conscience de travailler à la croisée de l'art, du design et de l'architecture. « J'ai toujours voulu décloisonner les pratiques », explique Aurélien Meyer.

« L'atelier Blam, c'est la synthèse de tout ce que j'ai pratiqué et apprécié depuis mes débuts ».

L’histoire débute dès l'enfance, au cœur d'un presbytère du 15e siècle, à Courchamps. « Je suis né dans les copeaux », illustre-t-il. « Mon père était ébéniste et menuisier. Son atelier a toujours été un lieu ouvert. » Mêlez à cela une mère « dingue de cuisine » et vous obtiendrez un cocktail détonnant et décisif.

Le second temps a lieu à 14 ans : « Je sillonnais la campagne saumuroise, j'allais frapper à la porte des artistes locaux : René Léraud, Jacques Albert, Patrice Moreau... », se souvient Aurélien Meyer. À 20 ans, lorsqu'il intègre les Beaux-Arts, le gamin a déjà mille talents et « l'envie d'en découdre, de me challenger ». La suite, c'est une collaboration avec des artistes émergents, des heures passées dans l'atelier paternel à travailler la matière comme assistant d'artistes, une rencontre décisive avec le designer Ronan Bouroullec.

« Le besoin de créer ma propre histoire ».

L'atelier Blam nait de cette volonté « d'aller chercher l'excellence, en toute humilité », tout en restant une petite entité.

« Pour amener un peu de beauté dans ce monde, il n'y a parfois besoin que de gouges, de ciseaux à bois. De vrais outils ».

Son Anjou préféré

Biographie 

  • 1979 : naissance.
  • 2003 : représente la France à la Biennale de Venise.
  • 2011 : rencontre avec Ronan Bouroullec, designer.
  • 2015 : création de l'agence BLAM.
  • 2024 : le 26 juillet, cérémonie d'ouverture des JO de Paris avec Zeus, embrasement de la flamme olympique.

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