#inforoutes49 🚧 Denée : travaux sur le pont du Port qui Tremble. La circulation est fermée sur la RD132. 800 000€ i… https://t.co/2Im9RN62QE

Nicolas Mahut, une raquette bien pleine

Nicolas Mahut
© Bertrand Béchard
  • Portrait

À l'occasion de l'un de ses passages sur ses terres natales, en Anjou, le magazine du Département de Maine-et-Loire est allé à la rencontre du tennisman Nicolas Mahut.

Temps de lecture :  min.

    Article publié dans le magazine Anjou&vous de janvier 2020

    Avec un sourire qui ne trompe pas, Nicolas Mahut a redécouvert début novembre les terrains de tennis du club de Beaucouzé. Et le mur contre lequel ce talent précoce a tapé ses premières balles, à quelques encablures de la maison parentale. « J’ai quitté la région à 11 ans, pour partir en sport-étude, mais j’ai toujours gardé le souvenir de cette vie de club, des heures passées à jouer ici », raconte-t-il en parcourant les lieux, qui accueilleront bientôt une nouvelle halle sportive, baptisée Brigitte-Mahut en hommage à sa mère. Le natif d’Angers a fait du chemin depuis ses débuts beaucouzéens : à 39 ans, il a remporté plus de 30 titres sur le circuit de doubles en tennis ainsi que la Coupe Davis, et a été le premier Français à devenir n°1 mondial dans cette discipline.

    Nicolas Mahut n’a pas attendu les coupes et les podiums pour inscrire son nom dans l’Histoire de son sport. En 2010, le joueur adepte du service-volée, 148e au classement mondial, dispute le 1er tour de Wimbledon contre l’Américain John Isner. Une rencontre qui va durer, sur trois jours, plus de 11 heures. C’est le match le plus long de l’histoire du tennis, et s’il l’a perdu, Nicolas Mahut en est ressorti transfiguré. « Le match contre John a été un révélateur. Je n’avais encore rien gagné à cette époque, et j’ai su alors de quoi j’étais capable. C’est à partir de là que j’ai commencé à remporter des titres ». L’Angevin va trouver un partenaire idéal avec l’Alsacien Pierre-Hugues Herbert, et remporter avec lui, entre autres, les quatre tournois du Grand Chelem. Il dit tirer « une vraie fierté » du fait que ses performances en duo inspirent les plus jeunes à jouer en double. « C’est dommage que le double soit mal connu chez nous… sauf quand tu gagnes des titres ! C’est le succès qui fait parler, la répétition des victoires aussi », explique le champion avec lucidité.

    Après une saison 2020 tronquée, marquée par un confinement compliqué (« à mon âge, il faut être en forme en permanence pour éviter les pépins physiques ») qui lui a néanmoins permis de passer plus de temps en famille, à Boulogne-Billancourt, Nicolas Mahut a un objectif en tête : décrocher une médaille aux JO de Tokyo. L’un des seuls titres qui manque à son palmarès. Et la suite ? « Cette saison 2021 je la jouerai jusqu’au bout », assure-t-il. « Après, on verra ». La suite, ce pourrait être la création d’un tournoi de tennis féminin à l’Arena Loire de Trélazé, l’Open Angers Loire. Un événement qui lui tient particulièrement à cœur. « C’est important pour moi de revenir là où tout a commencé, en soutenant le circuit féminin avec une compétition d’envergure internationale ». Rendez-vous si tout va bien du 6 au 12 décembre 2021 sur les courts, où il sera, plutôt deux fois qu’une, comme chez lui.

    BIOGRAPHIE

    • 1982. Naissance à Angers
    • 1987. Découvre le tennis au club du SC Beaucouzé.  
    • 1999. Débute sa carrière sur le circuit professionnel  
    • 2010. Joue le match le plus long de l’histoire contre John Isner à Wimbledon
    • 2019. Réalise le Grand Chelem en double avec Pierre-Hugues Herbert
    Retour à la liste des actualités

    Abonnez-vous à la lettre d'information