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À Saint-Germain-des-Prés, 14 tableaux du XIXe siècle retrouvent leur splendeur d'origine

  • Patrimoine

Grâce à l'action du Département, 14 stations du chemin de croix de l’église de Saint-Germain-des-Prés ont été restaurées et peuvent de nouveau être admirées sur les murs de l’église.

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    C'est un édifice remarquable par son homogénéité, tant du point de vue architectural que de son mobilier. Au point que cet édifice construit de 1847 à 1852, est protégé au titre des Monuments historiques depuis plusieurs décennies.

    Outre son architecture, les objets de cette église sont également classés, notamment "le chemin de croix", un ensemble de 14 stations peintes sur toile réalisé en 1851-1852. Il est dû à un jeune peintre Ferdinand Dubois, élève de Delacroix et promis à une belle carrière. Malheureusement celui-ci meurt en décembre 1851, à l’âge de 32 ans, alors qu’il réalisait cette œuvre. Son travail est achevé par Désiré Magu, peintre installé à Angers.

    L'œuvre d'un jeune peintre élève de Delacroix

    L’ensemble des stations du chemin de croix méritait une restauration : de petits trous étaient apparus, des soulèvements de la couche picturale entraînaient des lacunes et le vernis avait fortement jauni, nuisant à l’esthétique de l’ensemble. Les cadres présentaient également de nombreuses lacunes et fragilités de la dorure, notamment au niveau des clous qui rouillaient.

    Une restauration cofinancée par le Département

    7 596 €

    d'aide, attribuée par le Département

    Fortement mobilisé en faveur de la conservation et de la valorisation du patrimoine de l'Anjou, le Département s'est engagé aux côtés de la commune de Saint-Germain-des-Prés, propriétaire de l'édifice, pour accompagner la restauration des tableaux.

    Les travaux ont été confiés à Patrick Buti, restaurateur de tableaux au Poiré-sur-Vie et à Anaïs Ménard, restauratrice de dorures au Pellerin. Le Département, de son côté, a conseillé la commune sur les aspects scientifiques et administratifs durant ces trois dernières années. La collectivité a également pris en charge le tiers du coût de l'opération, qui s'élève à 21 455 € (HT).

    En 2020, le Département et l’Etat ont soutenu la restauration de sept autres objets protégés au titre des Monuments historiques, allant d’un ensemble de verre de l’apothicairerie de Baugé à des retables à Marigné en passant par un tableau à Montgeoffroy. Ces restaurations s’ajoutent aux 59 autres réalisées dans les 5 années précédentes.

    Reportage vidéo

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