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Devenir assistant familial, histoire d'une reconversion

  • Solidarité

"Accompagner : se joindre à quelqu’un pour aller où il va en même temps que lui." Rencontre avec Christelle Robin, 50 ans, sur son parcours et ce qui l'a amenée à devenir assistante familiale il y a 10 ans.

Temps de lecture :  min.

    «On peut se parler après 14h ? Pendant que le petit fait sa sieste» prévient Christelle. L’enfant de 2 ans est le dernier arrivé, en novembre 2021, dans une maison qui compte déjà 2 filles de 9 et 12 ans. Faire grandir 3 enfants qui ne sont pas les siens, c’est le travail de Christelle. Elle est assistante familiale pour le Département de Maine-et-Loire, un métier plus connu sous le nom de famille d’accueil. Quand le cadre parental se fragilise, quand un enfant est en danger ou risque de l’être, le Département prend le relais pour les protéger. Ce relais c’est en partie Christelle et les 626 assistants familiaux agréés, agents de la collectivité qui assurent au quotidien cette mission aux côtés de leurs collègues de la protection de l’enfance.

    Un parcours de vie dédié aux autres

    La carrière de Christelle en tant qu’assistante familiale est une reconversion qui n’a rien du hasard. Pendant près de 20 ans, elle a exercé en tant qu’aide-soignante dans un établissement pour personnes âgées. Ce qui lui plaît dans ce métier c’est de construire un lien sur la durée et de s’occuper des autres, «au quotidien c’est un plaisir d’apprendre à connaître les résidents, leur histoire, leur vécu. C’est tellement enrichissant.» La suite est une évidence. L’empathie et la transmission, c’est son «axe de vie». Alors à 40 ans, en 2010, elle choisit de devenir assistante familiale. «Mes aînés avaient quitté la maison pour leurs études, il me restait la petite dernière, c’était le bon moment», celui d’ouvrir son foyer à ceux qui en ont besoin. Une perspective qui plaît à son mari, car ce métier il le connaît, sa soeur est assistante familiale.

    Évidemment qu’il faut s’attacher, parce qu’à la fin c’est beau.

    Avec Christelle, ils accueillent une petite fille, puis sa petite sœur. Pendant certains étés, ils se portent volontaires pour accueillir temporairement d’autres enfants, 5 en tout. Hier, ils se proposent pour l’accueil d’un nouvel enfant, un garçon de 2 ans. «Il y avait beaucoup de filles à la maison, ça équilibre et puis les filles s’occupent aussi de lui», l’empathie de Christelle est positivement contagieuse. Et quand on aborde la question de la difficulté du métier et de l’attachement émotionnel, Christelle balaye les idées reçues d’un revers de la main : «comment peut-on les faire grandir dans un bon environnement si on ne s’attache pas ? Evidemment qu’il faut s’attacher, parce qu’à la fin c’est beau. Notre but c’est de les accompagner jusqu’à l’âge adulte, c’est un départ pour le meilleur.»

    Accompagner ceux qui accompagnent

    Devenir assistant familial, «c’est un processus parfois un peu stressant, mais comme toute nouvelle vie professionnelle je crois». De la réunion d’informations collective à l’agrément, il y a des rencontres avec les professionnels du Département. Christelle, son mari, ensemble, leur domicile ; les équipes départementales évaluent avec bienveillance ce qui sera le futur environnement des enfants. Une fois toutes ces étapes passées, c’est la délivrance de l’agrément, ou un refus. Puis, le début d’une longue aventure.

    «Même si je travaille seule à la maison et que mon mari m’aide au quotidien, je ne suis jamais isolée face aux situations. Il y a les référents des enfants au service protection de l’enfance, il y a le service des assistants familiaux qui nous écoute.» Christelle considère avoir de la chance d’être épargnée par les situations difficiles. Elle sait néanmoins qu’elle peut compter sur l’écoute des collègues du Département en cas de coup de moins bien.

    Comme pour Christelle, devenir assistante familiale est un choix qui peut être fait à tout instant de la vie, tout simplement parce que c’est le choix du cœur.

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